Communiqué de presse

SHOAA salue une nouvelle décision de l’Union interparlementaire condamnant la poursuite du ciblage de l’ancien sénateur Abdelkader Djedei

SHOAA pour les droits humains salue la décision adoptée par l’Union interparlementaire (UIP) le 19 avril 2026 concernant l’affaire de l’ancien sénateur Abdelkader Djedei, laquelle réaffirme le caractère disproportionné de la peine prononcée à son encontre et confirme que les poursuites judiciaires engagées résultent de l’exercice légitime de son droit à la liberté d’expression dans le cadre de ses fonctions parlementaires.

L’organisation rappelle qu’en 2025, elle a soumis une plainte officielle au Comité des droits de l’homme des parlementaires de l’UIP au nom de M. Abdelkader Djedei. Cette démarche a conduit, dans la décision d’octobre 2025, à l’enregistrement du premier cas relatif à des violations des droits d’un parlementaire algérien dans les registres de l’UIP, ainsi qu’à l’inscription de l’Algérie sur la « liste jaune » des cas faisant l’objet d’un suivi international. La décision récente, dans sa version actualisée, confirme de manière choquante la gravité des faits déjà signalés et révèle leur aggravation et leur persistance.

Tout en saluant la poursuite de l’examen de cette affaire par le Comité, SHOAA exprime sa profonde préoccupation face aux éléments graves mentionnés dans la décision, qui confirment que M. Djedei a été victime d’actes d’intimidation et de harcèlement systématiques, y compris durant son exil, en violation flagrante des normes internationales relatives à la protection des parlementaires.

SHOAA condamne fermement ce qui est explicitement mentionné dans la décision concernant la privation persistante des enfants de M. Djedei de leurs droits fondamentaux à l’obtention de documents et de services consulaires auprès des autorités algériennes en Espagne. Cette mesure arbitraire et de représailles porte atteinte à sa famille et viole les engagements internationaux de l’Algérie en matière de protection des droits civils et humains.

L’organisation souligne que l’inclusion de ces faits dans une décision internationale officielle constitue une preuve claire de la gravité et du caractère systématique de ces pratiques, en cohérence avec ce que SHOAA a déjà documenté dans plusieurs cas similaires. Il s’agit notamment de schémas récurrents de pressions et de chantage politique exercés via certains services consulaires algériens dans plusieurs villes européennes et en Amérique du Nord, visant des membres de la diaspora algérienne en raison de leurs opinions et positions politiques.

SHOAA estime que la documentation de ces violations dans une décision émanant d’une instance internationale de premier plan constitue une évolution majeure, confirmant qu’il ne s’agit plus de cas isolés mais d’une tendance préoccupante nécessitant une enquête indépendante et des mécanismes de responsabilisation au niveau international.

L’organisation souligne en outre que ces violations interviennent dans un contexte politique particulièrement sensible, coïncidant avec les préparatifs des élections législatives prévues le 2 juillet 2026, ce qui suscite de sérieuses inquiétudes quant à l’existence de garanties réelles pour un environnement politique libre et équitable. Elle reflète également la persistance d’atteintes aux droits des acteurs politiques, notamment des parlementaires, dans un climat de pressions systématiques liées à l’exercice de leurs fonctions, renforçant les craintes d’une instrumentalisation de la justice pour écarter les voix critiques et affaiblir le pluralisme politique.

À la lumière de ce qui précède, SHOAA pour les droits humains réitère son appel à l’abandon de toutes les poursuites judiciaires engagées contre l’ancien sénateur Abdelkader Djedei, à la cessation immédiate de toute forme d’intimidation et de harcèlement à son encontre, à la garantie de son droit et de celui de sa famille à la protection et aux services consulaires sans condition, ainsi qu’au respect de la liberté d’expression et de l’immunité parlementaire conformément à la Constitution algérienne et aux normes internationales.

SHOAA réaffirme son engagement à poursuivre le suivi de cette affaire aux niveaux international et des droits humains, en coordination avec les instances parlementaires et les mécanismes onusiens, afin de garantir la justice, mettre fin à l’impunité et protéger les droits et libertés fondamentaux en Algérie.

Cliquez ici pour lire la décision complète de l’Union interparlementaire*

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