Communiqué de presse

Les services consulaires comme outil de chantage politique : les droits en échange du silence

L’organisation SHOAA réitère son communiqué publié le 14 octobre 2025, qui a documenté en détail des pratiques systématiques de restriction et de chantage politique exercées par les autorités algériennes à travers certains services consulaires dans plusieurs villes européennes et nord-américaines, visant des membres de la diaspora algérienne à l’étranger en raison de leurs opinions ou de leur engagement dans des activités civiles légitimes.

L’organisation exprime sa profonde préoccupation face à la persistance de ces violations sans signes concrets de traitement, estimant que les mesures de « régularisation » annoncées par le gouvernement en janvier dernier ne constituent qu’un mécanisme sélectif à caractère coercitif, utilisé pour soumettre les individus plutôt que pour leur rendre justice.

Les faits démontrent clairement que l’accès à ces mesures est conditionné, explicitement ou implicitement, à l’abandon par les personnes concernées de leurs droits fondamentaux, notamment la liberté d’expression et d’opinion. Cela constitue une violation flagrante des droits garantis par la Constitution algérienne et les conventions internationales ratifiées par l’État, et révèle une déviation manifeste des services consulaires de leur rôle légal vers des instruments de pression politique et de sanction arbitraire.

En conséquence, l’organisation affirme que ces pratiques ne peuvent être considérées comme de simples dysfonctionnements administratifs, mais qu’elles relèvent d’un schéma de pratiques répressives transnationales, dans lesquelles des institutions censées servir les citoyens sont utilisées comme outils de contrainte et de marchandage, sapant le principe d’égalité devant la loi et portant atteinte à l’essence même de la relation entre l’État et ses citoyens.

La poursuite de cette approche constitue une atteinte grave aux droits de la diaspora algérienne, affaiblit les fondements de la citoyenneté et engage la responsabilité juridique et morale de l’État, tout en soulevant de sérieuses interrogations quant à son respect de ses engagements constitutionnels et internationaux en matière de droits humains.

Pour consulter le communiqué complet publié en octobre 2025, veuillez suivre le lien ci-joint.

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