Le 6 septembre 2026, un juge du tribunal de M’Chedallah, dans la wilaya de Bouira, a ordonné le placement en détention provisoire de Nadia Moussaoui, enseignante de tamazight connue sur les réseaux sociaux sous le nom de « Tamazight Moussaoui », à l’issue de sa comparution dans le cadre de la procédure de comparution immédiate. Elle est poursuivie sur le fondement de l’article 296 de la loi électorale, à la suite d’une publication sur Facebook dans laquelle elle commentait les résultats des élections législatives du 2 juillet 2026.
Nadia Moussaoui est connue pour son engagement dans l’enseignement et la promotion de la langue amazighe. Elle diffuse des cours et des supports pédagogiques en ligne et organise des rencontres et des échanges consacrés à l’apprentissage et à la découverte de cette langue.
Lors de son audience devant le tribunal de M’Chedallah, le mercredi 16 septembre 2026, le parquet a requis deux ans de prison à son encontre. Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et fixé le prononcé du jugement au mardi 22 septembre 2026, tandis que Nadia Moussaoui demeure en détention provisoire.
Les poursuites engagées contre Nadia Moussaoui s’inscrivent dans le cadre des affaires liées à l’expression d’opinions sur les élections et les affaires publiques sur les réseaux sociaux, dans un contexte de recours persistant à la détention provisoire pour des contenus publiés en ligne.
SHOAA pour les droits humains rappelle que l’expression pacifique d’opinions et de positions sur les élections et les affaires publiques ne devrait pas conduire à l’emprisonnement. L’organisation appelle à la libération de Nadia Moussaoui, au respect de son droit à la liberté d’opinion et d’expression, ainsi qu’à la fin de la criminalisation de l’expression pacifique en ligne.



