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Peines variables prononcées contre 18 anciens cadres du Front islamique du salut après 21 mois de détention préventive

Le jeudi 26 juin 2025, le tribunal criminel de première instance de Dar El Beïda, à Alger, a prononcé des peines de prison à l’encontre de 18 anciens cadres du Front islamique du salut (FIS), un parti désormais interdit, considérés comme des prisonniers d’opinion. Ces condamnations interviennent après près de 21 mois de détention préventive.

Le tribunal a condamné six détenus à quatre ans de prison ferme : Benhadjer Sid Ali, Zaoui Ahmed, Rahmani Mahfoudh, Guerfa Badreddine, Yousef Boubrras et Torkman Nasreddine. Onze autres ont écopé de trois ans de prison ferme : Saadi Mebrouk, Mekki Si Belhouel, Hachmaoui Ben Yamina, Kanoun Kamal, Khenshali Marzouk, Boutchich Kaddour, Berahal Chamseddine, Chahid Mohamed, Ben Aïssa Mohammed, Derai Mokhtar et Mouloud Hamzi. Quant à Belkacem Khencha, il a été condamné à deux ans de prison.

Ces condamnations reposent sur des accusations d’« atteinte à l’unité nationale » et « exploitation des blessures de la tragédie nationale à travers des déclarations et écrits visant à porter atteinte à la sécurité de l’État ».

Toutefois, le tribunal a abandonné l’accusation criminelle prévue à l’article 87 bis du Code pénal, relative à la « création d’une organisation visant à mener une activité interdite », qui constituait la principale charge retenue contre eux au début de l’affaire.

L’affaire remonte au 12 octobre 2023, date à laquelle les autorités ont arrêté le groupe après la publication d’un communiqué conjoint le 30 septembre 2023, appelant à lever les restrictions sur l’activité politique et médiatique, à lancer un dialogue national inclusif, et à libérer les prisonniers politiques ainsi que les détenus du mouvement Hirak.

Le groupe faisait face à de lourdes accusations à caractère politique, parmi lesquelles : la création d’une organisation interdite (article 87 bis), atteinte à l’unité nationale, diffusion de publications susceptibles de nuire à l’ordre public et à la sécurité, et exploitation des blessures de la tragédie nationale dans le but de porter atteinte à la sécurité de l’État.

En novembre 2024, la plupart des détenus ont entamé une grève de la faim illimitée pour protester contre leur détention prolongée sans procès. Leur état de santé s’est considérablement détérioré, d’autant plus que la majorité d’entre eux sont âgés et souffrent de maladies chroniques.

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