Le jeudi 9 juillet 2026, le tribunal d’Aokas, dans la wilaya de Béjaïa, a condamné l’activiste Amar Beri à six mois d’emprisonnement ferme et à une amende de 50 000 dinars algériens, sans délivrer de mandat de dépôt, ce qui lui a permis de quitter le tribunal à l’issue de la procédure.
Cette condamnation est intervenue à l’issue de sa comparution selon la procédure de comparution immédiate, après son renvoi devant la section des délits par le procureur de la République près le tribunal d’Aokas. Amar Beri était poursuivi pour « diffusion de publications susceptibles de porter atteinte à l’intérêt national », en vertu de l’article 96 du Code pénal algérien, en raison de publications diffusées sur Facebook.
Amar Beri avait été interpellé par les services de sécurité le mardi 7 juillet 2026, avant qu’une perquisition ne soit effectuée à son domicile. Cette arrestation et cette perquisition ont ravivé les préoccupations concernant la poursuite de son harcèlement judiciaire en lien avec son engagement politique et l’exercice pacifique de son droit à la liberté d’expression.
Cette condamnation intervient quelques semaines seulement après que la Cour de Béjaïa, le 7 juin 2026, a confirmé un jugement rendu en première instance dans une autre affaire, le condamnant également à six mois d’emprisonnement ferme et à une amende de 50 000 dinars algériens.
Cette affaire s’inscrit dans une série de poursuites judiciaires engagées contre Amar Beri ces derniers mois, dans un contexte marqué par la poursuite des actions judiciaires visant des activistes, des journalistes et des défenseurs des droits humains en Algérie en raison de l’exercice pacifique de leurs droits fondamentaux, notamment le droit à la liberté d’opinion et d’expression.



