Le dimanche 19 janvier 2025, le tribunal de Bainem Bab El Oued à Alger a prononcé son verdict contre Fethi Ghares, coordinateur national du Mouvement Démocratique et Social (MDS), suspendu par décision de justice. Le tribunal l’a condamné à un an de prison ferme, une amende de 200 000 dinars algériens, plus 100 000 dinars d’indemnisation au trésor public, et un dinar symbolique d’indemnisation à Abdelmadjid Tebboune, Président de la République.
Le même tribunal a également condamné Messaouda Cheballah, militante et membre du bureau national du MDS suspendu, à six mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 100 000 dinars et 100 000 dinars supplémentaires d’indemnisation au trésor public.
Le tribunal a également ordonné la confiscation des objets saisis liés à l’affaire.
Il convient de rappeler que le militant politique Fethi Ghares a été arrêté le 27 août 2024 à son domicile familial et conduit au commissariat central d’Alger. Son épouse, Messaouda Cheballah, a également été convoquée, interrogée, et son téléphone a été confisqué.
Le jeudi 29 août 2024, le juge d’instruction du tribunal de Bainem Bab El Oued à Alger a placé Fethi Ghares et son épouse, Messaouda Cheballah, sous contrôle judiciaire dans l’attente d’un complément d’enquête. Ils devaient se présenter tous les 15 jours et il leur était interdit de publier sur les réseaux sociaux ou d’exprimer leurs opinions via les médias.
Fethi Ghares a été inculpé d’outrage au Président de la République, de diffusion d’informations malveillantes pouvant porter atteinte à l’ordre public, et d’incitation à la haine et à la discrimination. Son épouse, Messaouda Cheballah, a été accusée de complicité pour les trois chefs d’accusation retenus contre son mari.



