Le mardi 15 septembre 2026, le tribunal de Batna a condamné le défenseur des droits humains Adel Chetti à deux ans de prison ferme et à une amende de 400 000 dinars algériens, en raison de publications et de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
Chetti a été poursuivi pour outrage à corps constitué, en vertu de l’article 146 du Code pénal algérien, en lien avec des contenus qu’il avait publiés dans l’espace numérique.
La police de Batna avait interpellé Adel Chetti le 7 septembre 2026, après l’avoir convoqué dans ses locaux, où il a été interrogé puis placé en garde à vue. Le lendemain, il a été présenté au procureur de la République près le tribunal de Batna, qui l’a renvoyé devant le tribunal dans le cadre d’une procédure de comparution immédiate.
Lors de l’audience du 8 septembre, le parquet avait requis cinq ans de prison ainsi qu’une amende. Le tribunal avait ensuite mis l’affaire en délibéré jusqu’au 15 septembre et ordonné son placement en détention. Adel Chetti a finalement été condamné à deux ans de prison ferme et à une amende de 400 000 dinars algériens. Il est actuellement détenu à la prison de Hamla 3, à Batna.
Cette condamnation intervient dans un contexte de poursuites judiciaires persistantes liées à l’expression dans l’espace numérique en Algérie, ainsi que de recours à des peines privatives de liberté dans des affaires concernant des publications, des vidéos et des opinions diffusées sur les réseaux sociaux.
SHOAA for Human Rights souligne que l’expression pacifique d’opinions et de prises de position ne devrait pas conduire à l’emprisonnement et appelle à la libération d’Adel Chetti, à l’annulation de sa condamnation et au respect de son droit à la liberté d’opinion et d’expression.



