Le jeudi 1er octobre 2026, le tribunal de Tizi Ouzou a condamné l’activiste Mohamed Hamali à six mois de prison ferme, avec placement en détention, après avoir été poursuivi pour incitation à l’attroupement, en vertu de l’article 100 du Code pénal algérien.
L’affaire fait suite à la publication par Mohamed Hamali d’une vidéo dans laquelle il évoquait les difficultés rencontrées par les habitants de Moul Diouane, dans la commune de Draâ Ben Khedda, wilaya de Tizi Ouzou, en raison du manque d’eau dans la région, précisant qu’il s’agit d’un problème récurrent.
Mohamed Hamali avait été arrêté par les services de police de Draâ Ben Khedda dans la matinée du mercredi 30 septembre 2026. Le lendemain, jeudi 1er octobre 2026, il a été présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Tizi Ouzou, puis poursuivi et jugé le même jour, avant que le tribunal ne rende son jugement à son encontre.
SHOAA pour les droits de l’homme affirme que le fait de s’exprimer sur les difficultés rencontrées par les citoyens et de soulever des problèmes liés aux services essentiels, notamment le manque d’eau, relève de l’exercice du droit à la liberté d’expression et du débat sur des questions d’intérêt public. L’expression pacifique de telles préoccupations ne devrait pas donner lieu à des poursuites ou à des sanctions pénales.



